TIME MAGAZINE: Les Arabes et les Amazighs élus meilleurs peuples de l’année 2017

Il est lundi et je ressors enfin de ma longue torpeur. Ayant été pris par des occupations beaucoup moins sérieuses et beaucoup plus contraignantes, je suis de nouveau apte à être un peu comme tout le monde un peu partout et donc à avoir des avis sur tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi. Du nihilisme progressif qui règne sur le sentiment du nouveau soi des temps modernes à la tendance ( qui a trop duré ) des filles qui consiste à se tartiner les lèvres vivement et à tout va, comme si le sort de leur vie en dépendait, avec un rouge à lèvres plus rouge que le rouge même.

Le rouge-à-lèvre-plus-rouge-que-le-rouge-même est la Stan Smith des gueules. Tout le monde le met et tout le monde croit que ça lui va parce que tout le monde le met. Logique barbare des cours de lycées et autres équivalents cybernétiques: Instagram. Le tout est à agrémenter avec un selfie la bouche en cul de poule. La tendance est aux têtes de cul. Mais bon, là n’est pas le sujet.

Exilé dans les tréfonds d’un sombre endroit casablancais, je découvre nonchalamment entre les pages des magazines et celles de Facebook, les yeux à peine ouverts mais toujours sonnés de la veille, que c’est toujours la même merde un peu partout, de la Grèce à l’Irak et de la Syrie à la Suisse. L’info terriblement terrifiante, parfois trop terre à terre, avait un seul point commun: les arabes, les beurs, les rebeus, les mexicains de l’Afrique, les voleurs des français, les violeurs des allemandes ou migrants, les terroristes, le fonds de commerce Lepéniste, les trafiquants d’une économie parallèle pas Halal, les pétrodollars en robe blanche la quéquette en l’air, les surnoms ne manquent pas. La profusion des surnoms révèlent une énorme polyvalence d’un savoir faire ancestrale.Mais bon là n’est pas le sujet.

Je disais bien que les arabes ont les vents en poupe ces derniers temps: Les printemps arabes qui ne voient fleurir que de noires chrysanthèmes (mais bon là n’est pas le sujet), la modernisation du régime conservateur saoudien, le satellite marocains mis en orbite permettant un tberguig intersidéral, le boyfriend de Rihanna d’un côté, celui de l’une des pouffiasses Kardashian de l’autre, Tarik Ramadan dont les talents georgecloonesques révélés de serial lover étonnent et détonnent. C’était trop pour mon nihiliste sentiment du soi arabe: tout fier tout content, je me suis fait tatouer le doux sourire de Khaddafi sur ma tout aussi douce fesse gauche, j’ai bu un bon coup de pétrole pétillant irakien nappé d’un nuage de sang perse, le poing cheguévarien en l’air, la mine aussi haute que le World Trade Center (dont l’événement le plus marquant était plus sa destruction par des arabes que sa construction; on sait bien défaire les choses) j’ai décrété constitutionnellement le bon vieux classique de Bustah Rhymes « Arab money » comme hymne panarabe officiel. Et ce, bien sûr sans élections préalables, la démocratie est un vétuste concept occidental qui commence à montrer ses tristes limites. Mais bon, là n’est pas le sujet. Et si les paroles de cet hymne se révèlent peu intelligibles pour la majorité de notre très grand peuple très uni, mon instance dirigeante (uniquement dirigée et composée par moi-même) le changera par LA formule ultime: Ce grand hymne gorgé de patriotisme qui se nourrit des plus profonds affres et gloires de l’histoire de son pays a au moins le mérite d’être connu par toute la Galaxie: « 1,2,3, Viva l’Algérie ».

C’est donc tout logiquement, d’après quelques sources proches de la rédaction du Time Magazine, que l’on apprend que ce dernier compte élire  » l’Arabe » comme personnalité de l’année. Oui messieurs ! Vous ne rêvez pas, notre jour de gloire est enfin arrivé.

Entre les printemps révolutionnaires et les DaeChiens, les arabes sont au monde actuel ce que Amy Winehouse était au showbizz: un nez qui saigne quoique capable du meilleur comme du pire. Mais bon, là n’est pas le sujet. Revenons à moi.

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