Des scientifiques étrangers étudient la régression de la population marocaine au stade primitif

Le Maroc a été, cette année, le théâtre d’une expérience sociale à grande échelle.
En effet, les scientifiques du monde entier ont été sidérés de voir la mutation de la société marocaine qui, en une quelques années à peine, a régressé à un stade primitif.

Le Dr Issa Rassaamra, cardiologue débordé, est à l’origine de l’étude : « En observant le manque d’empathie, dont faisaient preuve les marocains, j’ai émis l’hypothèse d’une modification du fonctionnement cardiaque. Après dissections, il s’est avéré, qu’en effet, une mutation était à l’œuvre : les cœurs des cobayes, de moins en moins irrigués, s’étaient asséchés.»
Le cœur et la tête étant en lien plus ou moins direct, ils s’entremêlent parfois mais ils ont la particularité de parler le même langage : celui de l’émotion.
De ce fait, si les cœurs s’asséchaient, il était probable que les cerveaux ne soient pas suffisamment pourvus en oxygène.

En conséquence, le Dr Issa Rassaamra, se félicita de sa découverte scientifique (« Les cœurs des marocains s’assèchent, leurs cerveaux manquent d’oxygène, les marocains sont atteints, graaave ! ») et il invita d’imminents psychologues et sociologues étrangers à participer à l’étude. L’idée était qu’ils puissent évaluer les conséquences de l’atteinte cérébrale en termes de comportements primitifs nuisibles et auto-destructeurs.

Au fur et à mesure de la progression de l’atteinte cérébrale et de la perte neuronale, les cobayes se sont mis à rejeter les règles basiques de savoir-vivre en société, laissant libre cours à leurs pulsions sexuelles et/ou agressives.
Outre les pratiques zoophiles à présent courantes, on a pu noter l’agression sexuelle, en public, à Casablanca, d’une handicapée mentale par une meute d’adolescents, le meurtre d’un artisan à Settat par des individus souhaitant se garer devant son commerce, l’agression et le viol d’une septuagénaire dans la région de Safi et bien d’autres…
Ces comportements déviants ne sont pas sans rappeler le comportement animal d’auto-conservation visant à éliminer les plus faibles de la meute (sujets fébriles, handicapés, etc..) afin d’assurer la perpétuation de l’espèce.

Face à une telle épidémie, par souci sanitaire, les scientifiques étrangers eurent l’idée d’outiller le peuple marocain en leur mettant à disposition les résultats d’une étude. Le postulat était que la population cobaye s’en inspire et en tire profit afin de s’auto-guérir.
L’étude en question démontre que l’altruisme et l’empathie ont une influence positive sur santé cardiovasculaire, les niveaux de cholestérol et la sécrétion de sérotonine.
Malheureusement ce postulat s’est révélé faux car l’atteinte était plus importante sur les sujets mâles. Ces derniers ont, comme à leur habitude, interprété l’étude de manière nombriliste et perverse.
L’imam d’Azilal, récemment passé à tabac par ses fidèles pour fornication avec plusieurs femmes mariées, explique l’échec, non sans fierté : « Nous avons en nous, dans notre code génétique, la culture de l’interprétation dans notre intérêt de mâle. Notre plus grande réussite n’est-elle pas l’enseignement du Coran ?! »
NDLR : Non, le viol n’entre pas dans la catégorie « don de soi » (le viol sans préservatif, non-plus).

Par ailleurs, même si elles avaient le droit et la capacité d’agir, les autorités, par excès de zèle, ont pris le parti de se faire discrètes.
Mme Hakima Hakkaoui, ministre de la famille, de la solidarité et autres préoccupations secondaires a indiqué dans un communiqué sur sa page Facebook qu’elle était en congés.
De même, le général Abderrahmane Foumkbira, chef de division des forces armées et tactiques, diverses et variées et spécialiste en discrétion bruyante, nous explique sa stratégie : « Nous avons eu un éclair de génie ! Pour que l’étude révèle des résultats significatifs qui nous feraient rentrer dans l’histoire, nous avons décidé de nous mettre en retrait. C’est logique : si on veut voir les capacités de ravage d’un incendie, il faut laisser le feu croître ! »

Malheureusement, les scientifiques étrangers avaient négligé une variable importante : le fait que les autorités marocaines sont… « Marocaines » et qu’elles pouvaient donc, aussi, être atteintes de la même mutation génético-pathologique.
Aucune donnée n’a encore été exploitée mais, a priori, compte tenu de la nature des mesures mises en place, il n’y aurait pas d’autre explication que l’atteinte cérébrale.
En effet, plutôt que légaliser les relations sexuelles hors mariage afin d’apaiser la frustration sexuelle du peuple, au contraire, la chasse aux pratiquants du sexe a été faite dans les Airb&b, les voitures et sur les lieux de travail.
Mettre de l’huile sur le feu, telle a été la politique des autorités locales.

Compte tenu de la capacité d’auto-destruction de la population cobaye, le psychologue Daniel Steinberg, quant à lui, émit l’hypothèse que, par processus d’adaptation, si un comportement sadique était contré, les cobayes mettraient en place un comportement de remplacement encore plus pervers.
Le prochain stade expérimental consista donc à ne plus délivrer de permis de conduire aux marocains résidents à l’étranger afin de voir si, effectivement, ils abandonneraient leur pratique du bowling humain à la camionnette pour adopter un comportement encore plus destructeur.

Au bout de quelques mois à peine, les autorités locales, devant la dimension alarmante et incontrôlable des actes de violence, n’eurent pas d’autre choix que de mettre fin à l’étude. Ainsi, à l’image du bûcheron qui scie la branche sur laquelle il est assis, une euthanasie massive a été votée.
Cependant, l’ONU préféra opter pour une solution plus pondérée et discrète : une opération de stérilisation massive débutera donc dans les jours à venir, via l’eau potable.

Il est à noter que le Dr Issa Rassaamra n’a malheureusement pas pu diriger l’étude jusqu’à la fin. En effet, ce dernier a dû être écarté et placé au sein de la population cobaye ; il est, actuellement, sous étroite surveillance.

Cette expérience sociale n’est cependant pas un échec cuisant. En effet, la célèbre généticienne Rafika Khtiti, rare marocaine immunisée, termine sa thèse sur le sujet et a déjà vendu les droits d’adaptation à Hollywood. Le titre, pour l’instant provisoire, devrait être :  La loi de la jungle, déclin d’une civilisation.

La dernière génération de marocains peut donc se réjouir : les marocains voulaient marquer l’histoire et… ils ont réussi.

About the Author

Meeeissa
Mêêêïssa habite au Maroc et est psy…chologue. Après avoir longtemps hésité entre «psychotique» et «psychologue», elle a fini par choisir la version «métier», parce que ça payait mieux. Sociable à ses heures, paranoïaque le plus souvent, elle essaie, tant bien que mal, de trouver ses marques dans l'auto-proclamé "plus beau pays du monde".

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