Ahlem Mosteghanemi invite l’Algérie à annuler les élections législatives et à suivre l’exemple démocratique du Maroc

Près de trois jours nous sépare des élections législatives algériennes de 2017, qui se tiendront le 4 mai. Des partis politiques commencent leur campagne, d’autres boycottent, mais Ahlem Mosteghanemi a un autre point de vue.

Ahlem (en arabe : rêves) est une écrivaine algérienne d’expression arabe, très connue pour ses écrits féministes et sentimentalistes, dans lesquels elle essaye de réfuter la philosophie nietzschéenne et les idées sexistes de «La Généalogie du fatifleurisme», le fameux essai de Franz Kafka. Ses écrits ont été traduits en plusieurs langues, notamment le grognement, le bruit, et le Java. Ahlem est également l’artiste de l’Unesco pour la paix, pour son fameux poème «Faites le sexe, pas la guerre», et par lequel elle a convaincu les terroristes islamiques et les milices du régime de poser les armes et de mettre fin à la guerre civile algérienne.

L’année dernière, et à l’occasion du 80ème anniversaire du président Bouteflika, Mosteghanemi écrit un poème intitulé «La présidence te va si bien». Suite à sa publication, elle reçoit un message de félicitations, un paquet d’un million de dinars algériens, et un agrément de transport touristique entre Mostaganem et Oran. Ce butin a encouragé Ahlem pour faire davantage de politique. Elle déclare au journal EL Manchar : «J’ai perdu toute ma vie à écrire des bêtises à l’intention des jeunes filles et des tapettes qui rêvent de l’amour. J’ai cru que j’allais faire fortune, mais maintenant je sais que c’est avec la politique qu’on fait fortune, pas avec la littérature de merde.»

Depuis, Mme Mosteghanemi ne cesse d’exprimer littérairement ses opinions politiques controversées. Dans son essai «Passant d’un mandat», elle défend Bouteflika et appelle les algériens à attendre la fin de son mandat même si celui-ci va encore durer, surtout après que le président a eu sa nouvelle chaise électronique offerte par Hawking. Dans un autre livre «Le chaos des partis», Ahlem attaque le gouvernement et l’opposition algériens, les traite d’ignorants et les appelle à annuler les élections et prendre la retraite, puisque les dés sont déjà jetés, et que ce n’est pas le jeu politique qui décide du sort du pays. Elle écrit : «Parce que vous êtes aveugles. Il suffit de regarder nos voisins marocains avec lesquels on partage tout. Les élections dans notre pays, comme au Maroc, sont une perte de temps et d’argent. Adoptez la démocratie marocaine et laissez les vrais gouverneurs diriger le pays et épargnez-nous votre dramatisation misérable.».

Selon l’analyste géopolitique marocain spécialiste des affaires algériennes, Abderrahim Manar Slimi : «Bouteflika est le dernier membre mort-vivant du clan d’Oujda, qui a gouverné l’Algérie depuis son indépendance. Maintenant c’est le clan de Tunis -dont Ahlem est le membre le plus actif- qui essaie de pénétrer le système algérien depuis quelques années. Dans tous les cas, Dzaïr est toujours gouverné par des gens d’ailleurs».

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Dahmad Boutfounast
Je suis un journaliste sérieux et indépendant.

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